Actualités financières 07/2017

5 juillet 2017 Posté par:Catégorie:Actualités

L’amélioration conjoncturelle conserve son momentum favorable sur les principaux continents, et en particulier en zone euro, dont la monnaie commune se renforce fortement. Les marchés ne reflètent pas vraiment cette tendance positive et semblent en proie au doute sur les effets d’un resserrement monétaire à venir.

Les marchés actions européens ont reculé d’environ 3% au mois de juin, pour ensuite inverser la tendance sur la première quinzaine de juillet, sans toutefois compenser les pertes enregistrées depuis les plus hauts atteints mi-mai. Quant aux marchés actions américains, ils sont globalement stables sur la période, mais leur performance rapportée en euro est négative, du fait de l’affaiblissement du dollar contre euro.

Même si les statistiques économiques se révèlent plus contrastées aux États unis, cette hésitation des marchés semble en opposition avec la qualité des indicateurs conjoncturels, qui suggèrent une poursuite de la reprise économique sur les différents continents. Comment interpréter cette indécision des marchés ?

La volatilité des prix du pétrole pourrait l’expliquer en partie, puisque les baisses successives du deuxième trimestre ont fait craindre aux opérateurs une baisse de la demande, qui pourrait être un signal de ralentissement de l’activité mondiale. Depuis quelques semaines, on note une stabilisation bienvenue des prix du baril dans un canal de 45$ – 50$, tandis que les stocks sont globalement en réduction. D’autre part, la demande en provenance des États-Unis, qui était jusque-là source d’inquiétude, se redresse, et contribue à la stabilisation.

Un autre élément déterminant tient probablement aux annonces faites par les différentes banques centrales de la planète : elles ont initié une inflexion marquée dans leurs discours en mettant en avant l’amélioration conjoncturelle et le phénomène de reflation (augmentation de la croissance et de l’inflation).

Il n’en fallait pas plus aux marchés pour contempler la fin prochaine du programme d’assouplissement quantitatif, ce qui a entraîné un fort rebond des taux longs dans le monde développé (donc une perte dans les portefeuilles obligataires), et un repli de certains marchés actions.

Ainsi, même si les banques centrales ont à cœur de mettre en avant le fait que le resserrement monétaire sera graduel et qu’il est justifié par l’amélioration des fondamentaux, on mesure la difficulté de leur tâche face à des intervenants dopés depuis quelques années par l’afflux massif de liquidités.

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