Fiscalité 2018 : une petite « révolution »

1 février 2018 Posté par:Catégorie:A la une, Actualités, Dossier du mois

Chaque loi de finances est attendue avec crainte ou espérance par les contribuables et leurs conseils. Cette année c’était plutôt l’espérance qui l’emportait.
Voyons quel en est le résultat.

1. PRÉLÈVEMENTS SOCIAUX : TOUJOURS PLUS HAUTS !

Commençons par ce qui fâche, l’augmentation de la CSG. Peu de revenus y échappent, mis à part les pensions de retraités modestes et les allocations chômage. Il s’agit de façon incontestable d’une bien mauvaise nouvelle. Et elle est d’autant plus amère qu’elle va toucher les revenus fonciers, gains sur actions gratuites et stock-options, plus-values mobilières et professionnelles long terme réalisés dès 2017.

Cette hausse est compensée, légèrement par une hausse de la CSG déductible (à condition que les revenus soient imposés au barème progressif), et plus que compensée pour les revenus salariés et les revenus du patrimoine financier (intérêts, dividendes, plus-values).

2. REVENUS FINANCIERS : LE RETOUR À UN TAUX FIXE

Ces derniers profitent d’une révolution au sens propre, un retour à une taxation à taux proportionnel (flat tax) fixé à 12,8 % répondant au doux nom de PFU (Prélèvement forfaitaire unique). De 2013, année où la quasi-totalité des revenus étaient soumis au barème progressif, à 2018, un cycle se referme.

L’esprit de cette disposition est d’instaurer une imposition simple, supportable, et quasi universelle en faveur des produits financiers. Ceci pour permettre un retour à l’efficacité économique, que l’épargne soit encouragée, qu’elle soit allouée selon des critères de rendement et de risque sans biais fiscal, et redirigée si nécessaire vers d’autres emplois sans que la fiscalité soit un frein trop important. On n’hésitera pas en ce début d’année à prendre des bénéfices sur les produits de taux détenus en compte-titres dont le potentiel est limité pour les affecter à des supports plus prometteurs !

Il existe encore tout de même des enveloppe permettant d’accéder à des régimes fiscaux encore plus avantageux (PEA, assurance-vie …)

3. L’ASSURANCE-VIE ?

L’assurance-vie se voit en principe intégrée au PFU pour les produits issus de versements à compter du 27 septembre 2017 .

Mais une épargne versée (avant ou après le 27 septembre 2017) en contrat(s) d’assurance(s) limitée à 150 K€ par bénéficiaire du rachat conserve une taxation au taux de 7,5 % lorsque la durée du contrat lors du rachat est d’au moins 8 ans.

 

Lire la suite